Comment installer WordPress sur OVH : ouvrez votre espace client, créez une base MySQL, associez-la à un hébergement, puis utilisez le module en un clic ou envoyez les fichiers WordPress par FTP. La méthode avec le module OVH prend environ 10 minutes. Pour garder le contrôle sur les extensions et le nom de domaine, vérifiez ensuite l’URL, HTTPS, les permaliens et le compte administrateur avant de publier.

Ce guide explique comment installer WordPress sur OVH en 2026, que vous partiez d’un domaine neuf, d’un hébergement mutualisé ou d’un site déjà existant. La procédure couvre la méthode recommandée par l’espace client, l’installation manuelle, le raccordement d’un domaine, les erreurs fréquentes et la checklist de sécurité post-installation.

Préparer l’installation WordPress sur OVH

WordPress est un logiciel de publication qui utilise des fichiers PHP et une base de données MySQL ou MariaDB. OVH fournit ces deux briques dans ses offres d’hébergement web. Avant de commencer, vous devez disposer d’un compte OVHcloud, d’un nom de domaine et d’une offre d’hébergement compatible avec la version actuelle de WordPress.

Prévoyez aussi une adresse e-mail fiable pour le compte administrateur. Elle sert à réinitialiser le mot de passe et à recevoir les alertes importantes. Évitez une adresse temporaire. Pour un site professionnel, utilisez une boîte liée au domaine, mais conservez une seconde adresse de récupération indépendante.

Checklist avant installation

[ ] Compte OVHcloud actif
[ ] Nom de domaine enregistré et rattaché au compte
[ ] Hébergement Web actif
[ ] Adresse e-mail administrateur accessible
[ ] Mot de passe long et unique
[ ] Sauvegarde locale si le domaine héberge déjà un site

Si votre objectif est seulement de tester un thème ou une extension, une installation locale peut être plus rapide et plus sûre. Notre guide sur installer WordPress en local avec XAMPP, WampServer ou Docker détaille cette alternative. Sur OVH, en revanche, vous obtenez immédiatement une URL publique, un certificat SSL et un environnement accessible à vos collaborateurs.

Rattacher le domaine à l’hébergement OVH

Dans l’espace client OVHcloud, ouvrez la rubrique Web Cloud, puis sélectionnez votre hébergement. Dans l’onglet Multisite, ajoutez le domaine ou le sous-domaine qui doit afficher WordPress. Choisissez le dossier racine, activez le SSL si l’option est proposée et indiquez la version PHP recommandée.

Le domaine et l’hébergement peuvent être dans deux comptes différents. Dans ce cas, le domaine doit pointer vers les serveurs DNS indiqués par OVH, ou ses enregistrements A doivent cibler l’adresse fournie dans votre offre. Une modification DNS peut prendre quelques minutes, mais certains résolveurs gardent l’ancienne valeur plusieurs heures.

Ne créez pas deux racines différentes par erreur. Si le domaine principal pointe vers /www et que le module WordPress est installé dans /wordpress, vous risquez d’obtenir une page vide ou une redirection inattendue. Notez le dossier choisi avant de lancer l’installation.

Domaine principal : exemple.fr
Racine du multisite : /www
HTTPS : activé
PHP : version recommandée par WordPress
DNS : serveurs OVH ou enregistrements indiqués par OVH

Installer WordPress avec le module en un clic

La méthode la plus simple consiste à utiliser le module WordPress disponible dans l’espace client OVHcloud. Ouvrez votre hébergement, choisissez l’onglet Modules en 1 clic, puis cliquez sur Ajouter un module. Sélectionnez WordPress, le domaine cible et le dossier d’installation.

Lorsque l’assistant le demande, choisissez une installation standard plutôt qu’une installation dans un sous-répertoire si WordPress doit répondre directement sur le domaine. Saisissez un identifiant administrateur qui ne soit pas admin. Ajoutez un mot de passe généré par un gestionnaire et conservez-le dans un coffre sécurisé.

L’assistant crée les fichiers, la base de données et les informations de connexion. À la fin, il affiche généralement l’adresse publique et le lien vers /wp-admin/. Patientez quelques minutes si la page n’est pas immédiatement disponible, puis ouvrez l’URL en navigation privée pour éviter un ancien cache navigateur.

Adresse du site : https://exemple.fr/
Administration : https://exemple.fr/wp-admin/
Identifiant : ne pas utiliser admin
Mot de passe : généré aléatoirement, stocké dans un coffre
E-mail : boîte contrôlée par l'administrateur

Si OVH affiche un message indiquant qu’un module existe déjà, ne relancez pas l’installation au hasard. Vérifiez d’abord le dossier racine, la base de données et les fichiers présents avec FTP. Une seconde installation peut écraser la configuration ou créer un site qui ne correspond pas au domaine.

Installer WordPress manuellement avec FTP

L’installation manuelle est utile si le module en un clic échoue, si vous devez choisir une version précise ou si vous migrez un site. Téléchargez l’archive officielle de WordPress, décompressez-la localement et envoyez son contenu dans le dossier du multisite avec un client FTP comme FileZilla.

Dans l’espace OVH, créez ensuite une base de données dans la section Bases de données. Notez le nom de la base, le serveur, l’utilisateur et le mot de passe. Le serveur n’est pas toujours localhost sur un hébergement mutualisé. Utilisez exactement la valeur affichée par OVH dans le panneau de configuration.

# Vérifier l'archive téléchargée avant transfert
sha256sum wordpress-*.zip

# Après transfert, les fichiers doivent être dans la racine du domaine
# Exemple :
# /www/wp-admin/
# /www/wp-content/
# /www/wp-includes/
# /www/wp-config-sample.php

Ouvrez ensuite le domaine dans votre navigateur. WordPress affiche l’écran de configuration de la base. Copiez les quatre valeurs fournies par OVH, choisissez un préfixe de tables non prévisible comme wpx7_, puis lancez l’installation. Le préfixe n’est pas une protection suffisante à lui seul, mais il évite les configurations trop prévisibles.

Si vous préférez créer wp-config.php vous-même, ne placez jamais les identifiants de base dans un dépôt Git public. Les permissions du fichier doivent empêcher sa lecture par les autres utilisateurs de l’hébergement lorsque l’offre le permet. Après installation, supprimez l’archive ZIP et tout fichier de test resté dans la racine.

Configurer HTTPS, les permaliens et le compte admin

Une installation WordPress réussie n’est pas terminée tant que le site n’est pas forcé en HTTPS. Dans OVH, activez le certificat SSL associé au domaine. Dans WordPress, ouvrez Réglages, Général et vérifiez que les deux adresses commencent par https://. Ne modifiez pas ces champs sans sauvegarde si le site est déjà en production.

Allez ensuite dans Réglages, Permaliens, sélectionnez Nom de l’article et enregistrez. Cette action régénère les règles de réécriture. Testez une page et un article dans une fenêtre privée. Une erreur 404 indique souvent un mauvais dossier racine, une règle .htaccess absente ou un module Apache non pris en charge.

# Règles WordPress classiques dans .htaccess
<IfModule mod_rewrite.c>
RewriteEngine On
RewriteBase /
RewriteRule ^index.php$ - [L]
RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f
RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-d
RewriteRule . /index.php [L]
</IfModule>

Supprimez les utilisateurs de test, désactivez l’inscription publique si elle n’est pas nécessaire et utilisez un compte administrateur nominatif. Pour les tâches quotidiennes, créez un compte éditeur séparé. Cette séparation réduit l’impact d’un mot de passe compromis.

La version PHP se règle depuis l’espace OVH. Choisissez une version encore supportée par WordPress et vos extensions. Après un changement, testez la page d’accueil, la connexion, le formulaire de contact et les tâches planifiées. Notre tutoriel sur mettre à jour PHP dans WordPress sans casser le site fournit une méthode de vérification progressive.

Installer un thème et les extensions sans fragiliser le site

Commencez par le thème officiel ou celui fourni par un éditeur identifiable. N’installez pas cinq extensions qui font la même chose. Un cache, un outil SEO, une sauvegarde et une sécurité peuvent suffire pour démarrer, selon votre hébergeur et vos besoins. Chaque extension augmente la surface de mise à jour et le risque de conflit.

Avant d’installer une extension, consultez sa date de mise à jour, sa compatibilité PHP, le nombre d’installations et les problèmes signalés. Testez les changements sur une copie lorsque le site reçoit du trafic. Évitez les extensions téléchargées depuis un site inconnu, même si elles sont présentées comme premium gratuites.

Configurez immédiatement les sauvegardes. Une sauvegarde utile contient la base et le dossier wp-content, pas uniquement une exportation XML. Vérifiez aussi que vous pouvez restaurer un fichier et une base sur un environnement de test. Une sauvegarde jamais restaurée reste une hypothèse.

# Exemple de contrôle local d'une archive de sauvegarde
unzip -l sauvegarde-wordpress.zip | grep -E 'wp-content|sql|database'

# Ne jamais afficher un mot de passe ou une clé dans un journal public

Pour l’administration quotidienne, consultez aussi notre guide de connexion à wp-admin et à l’administration WordPress. Vous y trouverez les chemins utiles, les solutions aux boucles de connexion et les réflexes à adopter avant toute modification.

Résoudre les erreurs fréquentes sur OVH

Une erreur 500 juste après l’installation vient souvent d’une extension incompatible, d’une version PHP inadaptée ou d’une erreur de syntaxe dans wp-config.php. Consultez les journaux dans l’espace OVH et désactivez temporairement les extensions en renommant leur dossier depuis FTP. N’effacez pas les fichiers avant d’avoir identifié la cause.

Une erreur de connexion à la base indique généralement un serveur, un nom ou un mot de passe incorrect. Comparez chaque valeur avec le panneau OVH. Ne remplacez pas automatiquement le serveur de base par localhost. Sur un mutualisé, le nom peut être une adresse dédiée.

Si le domaine affiche la page par défaut d’OVH, le DNS ou le dossier multisite est probablement incorrect. Si HTTPS affiche un avertissement, vérifiez que le certificat couvre le domaine avec et sans www, puis contrôlez les redirections. Si wp-admin boucle, videz les cookies, vérifiez l’URL du site et désactivez les extensions de sécurité par FTP.

Diagnostic rapide

500 : consulter les logs, vérifier PHP, isoler les extensions
Base inaccessible : recopier les quatre identifiants OVH
Page OVH : vérifier DNS et dossier multisite
404 sur les permaliens : régénérer les permaliens et .htaccess
Boucle wp-admin : cookies, URL HTTPS, extension de sécurité

Ne changez pas plusieurs paramètres à la fois. Notez chaque modification, testez une URL simple, puis passez à la suivante. Cette discipline est plus lente pendant cinq minutes, mais elle évite de perdre une cause identifiable dans une série de changements simultanés.

Checklist de mise en production WordPress sur OVH

Avant de communiquer l’adresse du site, parcourez la checklist suivante. Vérifiez le domaine canonique, le certificat, les permaliens, le titre du site et l’adresse de contact. Contrôlez ensuite les rôles utilisateurs, les sauvegardes, les mises à jour automatiques et les pages d’erreur.

  • HTTPS actif sur le domaine principal et sa variante avec www.
  • Compte admin nominatif, mot de passe unique et double authentification si disponible.
  • Adresse du site et adresse WordPress cohérentes.
  • Permaliens testés sur une page, un article et une archive.
  • Sauvegarde de la base et de wp-content vérifiée.
  • Thème et extensions provenant de sources fiables.
  • Page d’accueil, formulaire, recherche et affichage mobile contrôlés.
  • Indexation autorisée uniquement lorsque le site est prêt.

Si le site était déjà public pendant la préparation, contrôlez aussi les redirections et les anciennes URLs. Un changement de structure peut créer des erreurs 404 et des pages en double. Ajoutez les redirections nécessaires avant de soumettre le sitemap aux moteurs de recherche.

Sources

FAQ : installer WordPress sur OVH

Combien de temps faut-il pour installer WordPress sur OVH ?

Une installation WordPress sur OVH avec le module en un clic prend généralement 10 à 20 minutes, hors propagation DNS. Ajoutez du temps pour activer HTTPS, choisir les permaliens, créer les sauvegardes et vérifier le rendu mobile avant la mise en ligne.

Faut-il une base de données pour WordPress sur OVH ?

Oui, WordPress a besoin d’une base MySQL ou MariaDB pour stocker les articles, réglages, utilisateurs et commentaires. Le module OVH la crée ou l’associe automatiquement selon l’offre. En installation manuelle, vous devez recopier le serveur, le nom, l’utilisateur et le mot de passe fournis par OVH.

Pourquoi mon domaine OVH affiche-t-il encore la page par défaut ?

La page par défaut s’affiche lorsque le DNS ne pointe pas encore vers le bon hébergement ou lorsque le domaine est rattaché au mauvais dossier dans l’onglet Multisite. Vérifiez ces deux paramètres, attendez la propagation puis testez en navigation privée.

Quelle version PHP choisir pour WordPress sur OVH ?

Choisissez la version PHP stable et supportée par WordPress ainsi que par votre thème et vos extensions. Évitez une version ancienne uniquement parce qu’elle fonctionnait auparavant. Testez le site après le changement et consultez les journaux OVH si une erreur 500 apparaît.

Peut-on installer WordPress gratuitement sur OVH ?

WordPress est un logiciel gratuit, mais l’hébergement OVH et le nom de domaine sont payants. Le coût dépend de l’offre choisie. Les extensions, thèmes premium, sauvegardes externes et services de messagerie peuvent aussi ajouter des frais.

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WP Admin Lab

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